Ta douceur est ta force

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  LE MOT DE JESSICA

Être douce, douce et bienveillante envers moi-même et envers les autres a été un grand pas pour moi. Si aujourd’hui je parviens à avancer avec sérénité, c’est que la douceur m’accompagne dans mon quotidien.

Avant j’étais souvent dans l’autocritique, l’auto-flagellation, très exigeante envers moi même : pas assez ci, pas assez ça. Non ça ne m’aidait pas, je n’avais pas aussi confiance en moi, je doutais souvent, je faisais constamment attention aux regards des autres, avec ce besoin de validation permanent. J’avais peur du rejet, de l’abandon. J’avais besoin qu’on m’aime. Du coup je n’étais pas à mon plein potentiel puisque je me bridée toute seule.

Depuis que je suis rentrée dans une démarche de douceur et de bienveillance envers moi-même et que je suis une « bonne mère » pour moi-même, J’avance plus vite, fini l’auto-sabotage mais davantage de confiance, je crée, j’inspire.

Alors oui la douceur permet l’amour, l’évolution, le changement, la puissance.

Et toi, comment prends tu soin de toi? Comment es-tu douce avec toi même?

 

LE MOT DE LAURA

Dans ce passage historique très particulier où nous vivons, les femmes ont dû pour avancer s’approprier les armes des hommes, pour obtenir une égalité, une équité, une justice, et tout simplement leur liberté. Se faisant, beaucoup sont devenues guerrières, notamment pour réussir une carrière synonyme d’indépendance et de reconnaissance. Même sans aller jusque là, au fur et à mesure des sacrifices et du service de la famille, de la communauté, au fil des dents serrées sur des « non » qui n’auraient pas été entendus, au gré des limites qui n’ont pas été respectées, notamment dans la sexualité, les femmes sont devenues fortes, mais aussi, malheureusement (et c’était le prix à payer), dures.

La dureté est l’armure qu’il nous a fallu enfiler pour nous battre.

C’est aussi l’armure qui aujourd’hui blesse notre chair toujours tendre en-dessous.

Je ne compte plus le nombre de femmes que je reçois, admirables de courage, de ténacité, de volonté – et en dessous de ce masque social dont elles ont fait leur peau pour la sauver, se révèlent un corps et un coeur meurtris et asséchés par la lutte.

Cette blessure, cette sécheresse, tout le monde finit par en souffrir – hommes et enfants compris. Car la femme, intrinsèquement, qu’elle soit biologiquement mère ou pas, est ou peut être une source nourricière. Peut-on imaginer la nourriture issue d’une source devenue dure?

Une des premières étapes de l’accompagnement du Féminin est souvent, tout simplement, la relaxation. La respiration, au sens propre et figuré. La fonte de l’acier, du glacier, sous lesquels le printemps attend.

Au premier rang des ennemis de la douceur : le stress auquel on cède par besoin de survie matérielle et narcissique, le mode de vie quasi inévitable dans lequel nous enferme une société construite sur la performance, la croissance, la tension du projet, la fuite en avant.

Rompre avec ce mode de vie fut le plus profond cadeau que je me suis fait à  moi-même. J’ai alors trouvé le temps et l’espace de rencontrer ma douceur oubliée. C’est dans cette respiration que j’ai pu relâcher les cuirasses qui me maintenaient dans la douleur, les œillères qui me trompaient sur mon devoir, les défenses qui me déconnectaient de l’amour.

J’ai alors décidé que mon devoir n’était pas de répondre aux critères socio-économiques de la réussite telle qu’on me l’avait vendue. Car cette réussite là me rendait malheureuse, et me tuait à petit feu.

J’ai choisi un autre combat, pour lequel il me fallait tout réapprendre à l’envers : protéger, cultiver cette douceur indispensable au bonheur. Par bonheur, j’entends la paix, la sérénité, la sécurité qui viennent avec la douceur, la lenteur, la disponibilité, la tendresse.

Ce choix, je dois le faire à chaque instant, car chaque instant peut m’embarquer à nouveau dans la roue du « vouloir plus », dans la tension du « faire vite », et dans la dureté qu’amène le dépassement excessif des limites saines du corps et du coeur.

Et souvent, je me plante. Je reprends la route du stress et du « je dois faire », je fonce, j’angoisse,  je suis en rogne, je me ferme à ceux qui m’entourent, je sens mon visage qui se crispe, mon dos qui se contracte… on échappe difficilement aux impératifs de survie… je me plante, mais la petite voix que j’ai renforcée à force de volonté et de pratique me chuchote quelque chose…

Ah oui! la douceur! où est-elle? elle me manque!

Je trouve un moyen de la retrouver, d’abord dans mon corps, ne serait-ce qu’en desserrant la mâchoire, en respirant profondément, en souriant intérieurement. Puis dans mon mental, en me rappelant que ce qui compte vraiment, c’est le bien que je fais aux autres et à moi-même en aimant.

Je constate ainsi constamment que la douceur me ramène à la vie que j’aime, et que la dureté m’en éloigne.

Depuis que je fais ça, je me sens plus femme que jamais, gardienne d’une harmonie vitale, à contre-courant de mon éducation, mais dans le flot de ce qui est bon.

 

EXERCICE PRATIQUE

Simple et puissant, mais pas si évident! Pendant 21 jours, laisse toi inspirer par ces deux mots : détente et douceur. Quand se présentent un choix, une tension, un défi, pour guider ton organisation, tes relations, ton emploi du temps, vois comment tu peux les intégrer. Détente et douceur. Ecris les sur un post-it, sur ta main, mets une alarme sur ton téléphone pour te répéter : détente et douceur. Vois la place que ces valeurs ont aujourd’hui dans ta vie, quels jugements et croyances t’empêchent de te les approprier. A mesure que tu leur feras plus de place (et ce ne sera pas facile!), vois comme tout change, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

 

Idée Lecture :

 Catégorie : Eveil du Féminin
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